
Et si la santé publique commençait bien avant la porte d’un cabinet médical ?
En novembre 2026, The Shift Project publie les résultats d’une vaste consultation menée auprès de 29 000 infirmiers, médecins et pharmaciens. Son objectif : comprendre comment les professionnels de santé perçoivent les conséquences du changement climatique et les transformations nécessaires à notre système de soins.
Les résultats méritent notre attention.
71 % des professionnels interrogés estiment que la prévention reste insuffisamment développée en France. 92 % considèrent que la réduction des émissions de gaz à effet de serre présente aussi des bénéfices pour la santé.
Derrière ces chiffres se dessine une évidence que nous oublions trop souvent : notre santé dépend aussi de notre environnement et de nos conditions de vie.
Une ville dans laquelle on peut marcher sans danger, circuler à vélo, respirer un air moins pollué, trouver de l’ombre en été, accéder à une alimentation de qualité et conserver des liens sociaux contribue à préserver la santé de ses habitants.
Cela suppose de changer notre manière de penser l’action municipale.
La santé, une responsabilité qui traverse toutes les politiques publiques
À Unis pour La Garde, cette conviction traverse notre programme.
Lorsque nous proposons de développer les mobilités douces et de sécuriser les déplacements à pied ou à vélo, il ne s’agit pas seulement de transport. Il s’agit aussi de favoriser l’activité physique, l’autonomie et un environnement moins pollué.
Lorsque nous défendons la végétalisation des écoles, la protection des espaces naturels et la création d’îlots de fraîcheur, nous ne parlons pas simplement d’embellissement. Nous parlons de protéger les enfants, les personnes âgées et les plus fragiles contre des épisodes de chaleur appelés à devenir plus fréquents.
Lorsque nous proposons une alimentation plus responsable dans nos cantines, en privilégiant des produits de qualité et des circuits courts adaptés, nous parlons aussi de prévention et d’éducation à la santé.
Et lorsque nous défendons la rénovation des logements, nous parlons de confort, de pouvoir d’achat, mais également de conditions de vie qui participent directement à notre bien-être.
Ces politiques ne sont pas indépendantes. Elles se complètent, se renforcent et poursuivent une même finalité : améliorer durablement la qualité de vie.
Prévenir plutôt que subir
Le rapport du Shift Project met également en évidence une contradiction préoccupante : les professionnels de santé reconnaissent largement les bénéfices de la prévention, mais jugent les moyens qui lui sont consacrés insuffisants.
Or, prévenir ne consiste pas uniquement à organiser des campagnes de sensibilisation.
C’est aussi concevoir des espaces publics qui encouragent les déplacements actifs. C’est permettre aux enfants de découvrir une alimentation équilibrée. C’est lutter contre l’isolement des personnes âgées. C’est anticiper les risques climatiques avant qu’ils ne deviennent des urgences sanitaires.
Bien sûr, une commune ne peut pas résoudre à elle seule les difficultés de notre système de santé. Elle ne décide ni du nombre de médecins formés, ni de l’organisation des hôpitaux, ni des politiques nationales de remboursement.
Mais elle dispose de leviers bien réels sur le quotidien de ses habitants.
Encore faut-il les envisager ensemble, avec une vision cohérente et des objectifs mesurables.
Faire de La Garde une ville qui prend soin
C’est tout le sens du Plan climat-santé municipal que nous avons inscrit dans notre programme.
Notre ambition est de relier les enjeux sanitaires aux décisions d’urbanisme, de mobilité, d’environnement et de solidarité.
Cela suppose d’écouter les professionnels de santé, les associations et les habitants. D’identifier les besoins propres à chaque quartier. De comprendre les vulnérabilités de notre territoire et de construire des réponses adaptées.
Cela suppose aussi de mesurer les résultats. Car planter des arbres ne suffit pas si l’on ne s’interroge pas sur l’ombre qu’ils apporteront demain. Aménager une piste cyclable n’a de sens que si elle permet réellement de se déplacer en sécurité.
Une politique publique ne devrait pas se juger uniquement à ce qu’elle réalise, mais à ce qu’elle améliore dans la vie des habitants.
C’est une question de méthode. Mais avant tout, une question de responsabilité.
La transition écologique ne doit pas être une collection de mesures symboliques. Elle doit devenir un moyen concret de protéger notre santé, de renforcer notre autonomie et de préparer notre territoire aux défis qui nous attendent.
Nous avons trop longtemps pensé la santé comme une affaire réservée aux soignants et aux établissements médicaux.
Les soignants restent évidemment indispensables. Mais leur travail commence souvent là où la prévention n’a pas suffi.
Une ville ne soigne pas à leur place. Elle peut, en revanche, contribuer à créer les conditions qui permettent de vivre mieux et de rester en bonne santé plus longtemps.
Voilà le sens que nous donnons à notre engagement : protéger aujourd’hui, préparer demain.
Unis pour La Garde
Sources
- The Shift Project et The Shifters, Résultats de la Grande Consultation des infirmiers, médecins et pharmaciens, novembre 2026.
- Programme municipal Unis pour La Garde 2026, chapitres Santé, Mobilités, Environnement, Écoles et Logement.

